Les Pyrex vintage : comment je suis devenu passionné… de vaisselle

Quand nous avons lancé nos encans il y a maintenant six ans, nous étions tous passionnés par le vintage, les antiquités et les encans en général. Outre le fait de travailler en famille, nous adorions aussi l’idée de devenir une véritable caverne d’Ali Baba : voir passer toutes sortes d’objets anciens, découvrir des collections, des trouvailles oubliées, des articles inusités… et apprendre à leur sujet.

Les dépôts ont commencé à entrer. Des centaines. Puis des milliers de lots.

À force de manipuler des objets, de les photographier, de faire des recherches sur certaines pièces et de voir revenir les mêmes noms et marques, il était inévitable que je développe de nouvelles passions.

Ah, oui. J’oubliais de vous préciser : j’écrirai partiellement ce billet au « je ». Le « je », c’est moi, Samuël (démasqué : c’est moi qui rédige les blogues !).

Ces nouvelles passions auraient pu être les timbres, les objets religieux, les vinyles, les jouets antiques ou les lampes. Ça aurait pu être n’importe quoi. 

Mais honnêtement, je ne me doutais vraiment pas que ce serait… une marque de vaisselle !

Une marque, pas un matériau

Parce que oui, Pyrex est une marque, pas un matériau. Je le précise parce qu’on entend souvent, par abus de langage, « un bol en Pyrex » pour désigner des bols vintage en verre borosilicate, comme Fire-King par exemple. Mais je m’emballe… une chose à la fois.

Dans ce blogue, je ne vous propose pas d’entrer en profondeur dans toute l’histoire des Pyrex. Ce serait beaucoup trop long, et il existe déjà d’excellentes ressources sur le sujet.

J’ai plutôt envie de vous raconter quelque chose de plus personnel : comment une simple marque de vaisselle vintage a fini par devenir une véritable passion. Je parlerai un peu de l’histoire de la marque Pyrex et des formats et modèles emblématiques… mais surtout des quatre patterns que j’ai choisis de collectionner moi-même et de la drôle d’obsession qui vient avec tout ça.

D’ailleurs, cette aventure m’a aussi amené à m’intéresser au hockey. Hum… non. « M’intéresser », c’est beaucoup trop fort. Disons plutôt qu’elle m’a amené à accumuler une impressionnante quantité de rondelles de hockey. Elles sont parfaites pour surélever discrètement certains ensembles de Pyrex et leur donner un peu plus de relief…

Quand les Pyrex sont devenus bien plus que de simples plats

Au départ, un Pyrex restait un plat de cuisine parmi d’autres. Au premier coup d’œil, je n’aurais probablement pas pu le distinguer d’un Federal Glass ou d’un banal Glasbake (cette opinion n’engage que moi).

Puis, à force d’en manipuler, quelques motifs ont commencé à attirer mon attention. Des ensembles revenaient souvent, tandis que d’autres semblaient nettement plus rares.

L’intérêt s’est installé. Les recherches ont débuté.

Comme pour beaucoup d’objets anciens, je trouve qu’on retrouve dans les Pyrex vintage un souci du détail et une personnalité qu’on voit moins aujourd’hui. Les couleurs, les motifs, les formes, les couvercles, les ensembles complets… chaque série semble avoir sa propre identité.

Je me suis rapidement familiarisé avec la nomenclature. Certains collectionneurs reconnaissent des voitures. D’autres des montres. Moi, aujourd’hui, je peux repérer un Pyrex dans une série télé et nommer son motif ainsi que son numéro de modèle.

L’histoire du Pyrex

La marque Pyrex a été créée par la compagnie Corning Glass Works, une entreprise américaine fondée en 1851 dans l’État de New York.

Le Pyrex apparaît officiellement vers 1915. À l’origine, l’objectif n’était même pas de créer de la vaisselle décorative : Corning développait surtout un verre extrêmement résistant à la chaleur pour des usages industriels et scientifiques.

Ce matériau, appelé borosilicate, résistait beaucoup mieux aux chocs thermiques que le verre ordinaire. L’idée de l’utiliser dans les cuisines serait née lorsque Bessie Littleton, l’épouse d’un scientifique de Corning, aurait demandé à son mari si cette matière capable de supporter d’importantes variations de température pourrait remplacer son plat en céramique qui venait de casser au four. Il lui aurait alors rapporté à la maison des morceaux de pots industriels fabriqués dans cette matière afin qu’elle les teste pour la cuisson.

Les premiers Pyrex étaient très simples : du verre transparent, pratique, robuste et conçu avant tout pour cuisiner. Pendant plusieurs décennies, les modèles sont restés relativement utilitaires.

CorningWare et l’arrivée des motifs décoratifs

Corning produisait également une autre gamme très populaire sous le nom CorningWare. Contrairement aux Pyrex colorés en verre, ces pièces étaient généralement fabriquées dans un matériau blanc vitrocéramique conçu pour la cuisson. Leur motif le plus emblématique demeure le célèbre Cornflower Blue, avec ses petites fleurs bleues devenues pratiquement un symbole des cuisines des années 1960 et 1970.

Pièces CorningWare Cornflower Blue vintage comprenant poêle, théière et casserole blanches à motifs floraux bleus
Pièces CorningWare Cornflower Blue vintage comprenant poêle, théière et casserole.
Quatre casseroles CorningWare Cornflower Blue vintage avec couvercles en verre
Ensemble de quatre casseroles CorningWare Cornflower Blue avec leurs couvercles, un format encore aujourd’hui très apprécié autant pour la collection que pour l’utilisation en cuisine.

Ce n’est véritablement qu’après la Seconde Guerre mondiale, particulièrement dans les années 1940 et 1950, que les couleurs et les motifs décoratifs commencent à apparaître sur les Pyrex.

Puis, dans les années 1950, 1960 et 1970, les Pyrex deviennent omniprésents dans les cuisines nord-américaines. C’est l’âge d’or des fameux motifs aujourd’hui collectionnés : fleurs, formes géométriques, étoiles, feuilles, couleurs automnales, turquoise, rose, orange brûlé, vert avocat, jaune moutarde…

Les séries rares et les variantes internationales

On retrouve alors les modèles incontournables produits pendant plusieurs années, mais aussi des séries promotionnelles fabriquées en quantités beaucoup plus limitées, ainsi que certaines pièces destinées spécialement aux employés de la compagnie. Plusieurs motifs n’ont d’ailleurs été offerts que pendant une brève période.

Résultat : certaines séries sont aujourd’hui beaucoup plus rares et difficiles à compléter, surtout lorsqu’on retrouve encore les ensembles complets avec leurs couvercles d’origine.

À cela s’ajoutent les variantes internationales produites notamment en Angleterre et en Australie, avec des formes, couleurs et motifs complètement différents des modèles nord-américains. 

Je ne détaillerai pas chacun des motifs ni leurs années de production, mais ce site le fait très bien.

Et ce qui est fascinant, c’est que pendant que certains amateurs recherchent activement ces pièces depuis des années, d’autres utilisent encore exactement les mêmes plats dans leur cuisine sans se douter qu’ils intéressent aujourd’hui des passionnés partout dans le monde.

Comprendre les formats et les pièces

Les bols nesting et Cinderella

Rapidement, les collectionneurs apprennent à reconnaître les formats à l’œil, même si les modèles sont également identifiables grâce aux numéros moulés sous les pièces.

Les bols à mélanger classiques, aussi appelés nesting bowls — un terme anglais faisant référence au fait qu’ils s’emboîtent les uns dans les autres — sont probablement les plus connus. Les modèles 401 à 404 correspondent chacun à une taille précise, du plus petit au plus grand.

Les fameux ensembles Cinderella, 441 à 444, sont aussi extrêmement populaires. Avec leurs poignées faisant également office de becs verseurs, ils sont devenus l’une des formes les plus emblématiques des Pyrex vintage des années 1950 à 1970.

Le nom « Cinderella » n’a pas de lien avec la forme des bols eux-mêmes. Il s’agissait plutôt d’un nom marketing inspiré du conte de Cendrillon, probablement en référence à la célèbre pantoufle de verre et à l’image élégante et raffinée associée au personnage. Pour l’époque, ces bols représentaient une version plus moderne et plus sophistiquée des ensembles à mélanger traditionnels.

Trois bols Pyrex nesting motif Shenandoah, modèles 401 à 403
Ensemble de bols Pyrex nesting, motif Shenandoah, modèles 401, 402 et 403.
Ensemble de bols Pyrex Cinderella motif Butterfly Gold, modèles 441 à 444
Ensemble de bols Pyrex Cinderella, modèles 441 à 444, deuxième version du motif Butterfly Gold, dont je reparlerai plus loin…

Les casseroles 470 et les Fridgie

Puis viennent les casseroles couvertes de la série 470, soit les modèles 471 à 475. Comme les ensembles Cinderella, elles possèdent des poignées intégrées, mais leur forme est complètement différente. Contrairement aux bols plus évasés et arrondis des Cinderella, les casseroles 470 ont une silhouette beaucoup plus cylindrique et profonde.

Conçues pour cuire, servir et conserver les aliments, elles étaient vendues avec leurs couvercles en verre et existent en plusieurs formats, du plus petit au plus imposant.

Les collectionneurs affectionnent également les iconiques Fridgie. Ces plats rectangulaires avec couvercles en verre étaient destinés au réfrigérateur, à une époque où conserver les restes dans des contenants assortis représentait déjà une certaine modernité.

La série comprend les modèles 501, 502 et 503. Un ensemble Fridgie complet contient deux petits 501, un 502 et un 503.

Casserole Pyrex modèle 475 motif Bullseye avec couvercle
Casserole Pyrex, modèle 475, avec couvercle, motif Bullseye.
Ensemble de plats Fridgie modèles 501 à 503 avec couvercles assortis
Plats Pyrex Fridgie, modèles 501 et 503, avec leurs couvercles, motif Solid Colors.

Les formats spécialisés et les pièces mythiques

Et plus on plonge dans l’univers Pyrex, plus on découvre de formats spécialisés : plats ovales 043 et 045, plats divisés 063, plats à lasagne 933, moules à pain 213, crémiers, sucriers, huiliers, vinaigriers, beurriers…

Puis, il y a certaines pièces presque légendaires.

La fameuse « Big Bertha » (664), par exemple, revient constamment dans les discussions entre collectionneurs sérieux. Cette immense casserole de 3,8 L possède une forme très large et profonde, accompagnée d’un grand couvercle en verre presque plat, légèrement surélevé au centre. Beaucoup plus imposante que les formats standards, elle représente exactement le genre de morceau capable de transformer une collection ordinaire en collection très sérieuse. 

Voici un excellent lien si vous voulez davantage d’informations sur les modèles.

L’obsession du collectionneur

Si on revient à mes débuts avec les Pyrex, quand j’ai réalisé l’ampleur des motifs et des modèles disponibles et que j’ai décidé de les collectionner, j’ai rapidement fait un constat : je devais faire des choix.

Les exceptions à la règle

Bon… j’avoue, je n’ai pas pu m’empêcher d’acquérir un ensemble nesting et des Fridgie du motif Primary, un incontournable pour pratiquement tous les collectionneurs. Et je me permets aussi d’acheter des plats ovales 043 tous patterns confondus, simplement parce que j’adore leur format et que j’apprécie particulièrement le fait que les motifs se retrouvent également sur leurs couvercles.

J’ai aussi quelques ensembles Forest Fancies. Ce ne sont pas nécessairement mes préférés, mais ils ont une énorme valeur sentimentale pour moi. Ils ont bercé mon enfance. Je ne compte même plus le nombre de poudings chômeurs que ma mère — Monique, pour les moins intimes — a cuisinés dans ces plats-là. Quand je suis parti en appartement à 18 ans, elle m’en a donné un ensemble Cinderella, et en rédigeant ce blogue, j’ai réalisé que ce sont en fait les premiers Pyrex que j’ai possédé.

Ensemble de bols Pyrex Primary Nesting vintage, couleurs primaire bleu, rouge, vert et jaune, empilés par grandeur
Les ensembles nesting Primary figurent parmi les classiques de l’univers Pyrex et représentent souvent une porte d’entrée naturelle dans le collectionnement.
Ensemble de contenants Pyrex Fridgie Primary vintage, avec couvercles en verre, aux couleurs bleu, rouge et jaune
Compacts, colorés et pratiques, les Fridgie Primary font partie des pièces les plus recherchées chez les collectionneurs de Pyrex vintage.
Ensemble Pyrex Forest Fancies vintage vert et blanc, comprenant bols, plats de cuisson et casserole avec motifs floraux
Impossible pour moi de voir du Forest Fancies sans penser aux poudings chômeurs de ma mère qui sortaient du four dans ces plats-là quand j’étais jeune.

Mais du reste, j’ai dû me limiter, conscient que mes armoires, elles, le sont.

Je savais que je voulais tous les formats mentionnés plus haut : les séries 400, 440, 470 et les Fridgie. Mais il m’était impossible de m’arrêter sur un seul motif. J’en ai donc choisi quatre, un par saison. Ça me semblait raisonnable.

Quatre saisons dans le désordre (Hi ! Hi !)

Automne : Autumn Harvest

Le motif Autumn Harvest a probablement été le véritable point de départ de ma passion pour les Pyrex vintage.

Avant ça, je trouvais les Pyrex intéressants. Après celui-là, j’ai commencé à les regarder différemment.

Les teintes orange brûlé, les tons brun ambré et les gerbes de blé stylisées donnent immédiatement une ambiance de récolte automnale typiquement années 1970. C’est chaleureux, nostalgique et incroyablement représentatif du style de cette époque.

Aujourd’hui, ma collection est déjà bien avancée, même si le fameux bol 404 a été particulièrement long à trouver. Il me manque encore les Fridgies pour compléter l’ensemble comme je le voudrais.

Collection Pyrex Autumn Harvest vintage avec bols nesting, plats de cuisson et accessoires aux motifs de blé orangés
Avec ses couleurs chaudes et ses motifs de blé caractéristiques, Autumn Harvest est rapidement devenu l’un de mes motifs préférés.

Été : Butterfly Gold

Pour l’été, j’ai choisi le motif Butterfly Gold, plus précisément la première version.

Plusieurs amateurs ne réalisent pas immédiatement qu’il existe en réalité deux versions de ce pattern. La première, produite au début des années 1970, présente de grandes fleurs stylisées accompagnées de feuilles et de papillons. Le motif est riche, chargé et extrêmement représentatif du design chaleureux de cette époque.

Dans la seconde version, apparue en 1979, les grandes fleurs sont remplacées par un petit bouquet floral allongé.

Personnellement, je préfère largement la première version. Je trouve les motifs plus élégants et plus vivants.

Aujourd’hui, c’est la série dont je possède le plus de pièces… incluant même une Big Bertha !

Pièces Pyrex Butterfly Gold vintage de première version, comprenant casseroles ovales et contenants Fridgie avec motifs floraux dorés
Les casseroles ovales 043, 044 et 063 ainsi que les Fridgies Butterfly Gold font partie de mes pièces préférées de ce motif.
Collection Pyrex Butterfly Gold vintage avec bols des séries 400, 440 et 470 aux motifs floraux dorés
Les séries 400, 440 et 470 ; il me manque encore le fameux bol 404 pour enfin compléter l’ensemble nesting.
Casserole Pyrex Big Bertha Butterfly Gold vintage avec couvercle en verre
Ma Big Bertha, dont je ne suis pas peu fier !

Printemps : Spring Blossom

Comme Butterfly Gold, Spring Blossom existe en deux variantes. La première présente de grandes fleurs blanches et vertes bien visibles, réparties tout autour de la pièce, avec un style vivant et très typique du design rétro de l’époque. La seconde conserve le même concept floral, mais les motifs deviennent beaucoup plus petits, plus nombreux et plus serrés.

Les deux printemps (re-Hi ! Hi !) de cette série ont leur charme, mais pour représenter cette saison, mon choix s’est arrêté sur Spring Blossom dans sa première version. J’ai personnellement un faible pour ses grands motifs floraux, que je trouve beaucoup plus expressifs et représentatifs du style des années 1970.

C’est aussi un motif dont je possède aujourd’hui beaucoup de pièces, même s’il m’en manque encore certaines pour considérer la collection réellement complète.

Collection Pyrex Spring Blossom vintage avec bols, plats de cuisson et casseroles aux motifs floraux verts et blancs
Toutes mes pièces Spring Blossom, un pattern que j’apprécie particulièrement dans sa première version aux grandes fleurs bien visibles.

Hiver : Garland (Snowflake blue)

Visuellement, je préfère honnêtement le Snowflake classique. Ses grands flocons sont immédiatement reconnaissables et donnent instantanément une ambiance hivernale. Et que dire de sa version noire…

Garland est beaucoup plus subtil. Le motif ressemble presque à une petite guirlande décorative blanche ou bleue qui fait le tour des pièces, avec de petites formes suspendues qui évoquent des flocons stylisés. Honnêtement, si on ne le sait pas déjà, on ne remarque pas immédiatement qu’il s’agit de flocons de neige.

Mais ce motif possède un avantage énorme : il existe dans pratiquement tous les formats et toutes les pièces importantes. Cela me permettra de construire un ensemble beaucoup plus cohérent et impressionnant visuellement, afin d’obtenir quelque chose de comparable aux trois autres. J’utilise le futur, car il s’agit malheureusement de la saison pour laquelle ma collection est la moins avancée. Pour l’instant, je ne possède encore que deux bols nesting. Mais ça fait partie du jeu. La patience devient presque une qualité obligatoire lorsqu’on commence à collectionner les Pyrex vintage.

Plat Pyrex Snowflake noir vintage avec motifs de flocons blancs, produit à la fin des années 1950
Le fameux motif Snowflake classique, ici dans sa version noire produite entre 1956 et 1960, l’un des designs hivernaux les plus iconiques de l’histoire de Pyrex.
Deux bols Pyrex Garland vintage bleus et blancs avec motifs de flocons stylisés
Seulement deux bols Garland pour l’instant, qui rêvent encore de côtoyer davantage de leurs semblables dans leur armoire.

Collectionner le Pyrex : entre patience, rareté et obsession

Les motifs accessibles… et les autres

Je me considère chanceux ; les motifs sur lesquels je me suis arrêté proviennent surtout des années 1970, une période où Pyrex produisait en très grande quantité pour le marché nord-américain. Autumn Harvest, Butterfly Gold, Spring Blossom et Garland ont été fabriqués pendant plusieurs années et en très grande quantité.

Résultat : il reste encore aujourd’hui beaucoup de pièces en circulation. Ça rend la collection relativement accessible comparativement à certains motifs plus anciens ou plus rares, autant au niveau de la disponibilité que des prix.

Ma mère n’a pas eu cette chance. Elle a plutôt jeté son dévolu sur des motifs bleus et turquoise comme Butterprint, Snowflake Blue ou encore Robin Egg Blue Turquoise. Produits plus tôt et souvent beaucoup plus recherchés par les collectionneurs, ces modèles sont naturellement plus rares… et nettement plus dispendieux.

Pièces Snowflake Blue bleu turquoise avec motifs de flocons blancs
Magnifiques pièces Snowflake Blue passées dans nos encans, un motif devenu extrêmement populaire auprès des collectionneurs de Pyrex vintage.
Ensemble de bols Robin Egg Blue turquoise empilés en formats assortis
Bols nesting Robin Egg Blue Turquoise comprenant les formats 401, 402 et 403, un ensemble particulièrement recherché pour sa couleur vive et son style épuré emblématique des premiers Pyrex colorés.

La fameuse variante « Lady on the Left »

Parce que dans le monde du Pyrex, certains modèles — ou pire, certaines déclinaisons — atteignent des valeurs beaucoup plus impressionnantes.

Le Butterprint, surnommé « Amish » par plusieurs collectionneurs en raison du fermier et de la femme représentés sur le motif, est probablement l’un des meilleurs exemples. Dans sa version classique, produite à partir de 1957 et notamment offerte en turquoise, en rose et en orange, le motif montre le fermier du côté gauche et la femme du côté droit.

Mais il existe aussi une version beaucoup plus recherchée par les collectionneurs : la fameuse « Lady on the Left », souvent abrégée en LOTL par les passionnés les plus finis. Comme son nom l’indique, la position des personnages y est inversée : la femme se retrouve à gauche et le fermier à droite.

Selon plusieurs collectionneurs et spécialistes, cette particularité ne serait pas une série officielle différente, mais plutôt le résultat d’un écran de sérigraphie installé à l’envers sur certaines lignes de production. Ce ne serait donc pas exactement une « erreur unique », mais plutôt une petite anomalie de fabrication produite en quantité limitée avant d’être corrigée, bien que l’origine exacte du LOTL demeure encore aujourd’hui sujette à des débats étonnament houleux sur les forums spécialisés de collectionneurs Pyrex.

Bol Cinderella modèle 444 avec motif Butterprint turquoise et blanc
Version classique du motif Butterprint, avec le fermier à gauche et la femme à droite, sur un bol Cinderella modèle 444 turquoise.
Bol Cinderella modèle 442 avec motif Lady on the Left
Variante « Lady on the Left » du motif Butterprint, où la femme apparaît à gauche et le fermier à droite, sur un bol Cinderella modèle 442 turquoise.

Le redouté « dishwasher damage »

L’état de conservation joue également un rôle énorme dans la valeur d’un Pyrex vintage.

Les collectionneurs recherchent généralement des motifs encore bien visibles, peu de rayures, les bons couvercles d’origine et, idéalement, des ensembles complets. L’un des pires ennemis du collectionneur reste le tristement célèbre « dishwasher damage ».

Avec les années, certains détergents et passages répétés au lave-vaisselle ont rendu plusieurs motifs ternes, pâles ou presque effacés. Les couleurs deviennent délavées et la surface perd son lustre d’origine pour devenir plus mate. Une pièce peut donc être parfaitement intacte structurellement, mais perdre énormément d’intérêt simplement parce que son motif a été abîmé.

Personnellement, j’utilise régulièrement mes Pyrex (oui, je sais, scandale !), mais je les lave toujours à la main.

D’ailleurs, c’est grâce à cette passion que j’ai découvert le produit Peek, qui est devenu un incontournable chez moi. À l’origine, je l’utilisais surtout pour enlever les marques d’ustensiles sur les plats. Puis j’ai réalisé qu’il fonctionnait aussi extrêmement bien pour faire briller l’argenterie, le laiton et plusieurs autres objets vintage.

Comparaison entre deux bols Primary Colors, dont un ayant perdu son lustre à cause du lave-vaisselle
À gauche, un bol Primary 401 conservé en excellent état. À droite, un 402 ayant subi du « dishwasher damage », une usure causée par les lave-vaisselle et détergents agressifs qui ternissent progressivement les couleurs et le fini du verre.
Produits Peek utilisés pour nettoyer et faire briller des pièces à motifs anciens et des objets de collection
Différents formats du produit Peek, que j’utilise notamment pour enlever les marques d’ustensiles sur les Pyrex.

La chasse aux morceaux manquants

Mais au-delà des motifs rares, de l’état de conservation et des produits pour les entretenir, collectionner le Pyrex finit surtout par devenir une chasse aux pièces manquantes.

Au début, on trouve énormément de morceaux. Les modèles courants sont relativement faciles à dénicher. Puis, tranquillement, le rythme change. Un ensemble est presque terminé. Il manque seulement un bol, un couvercle ou une casserole très précise. Et soudainement, cette pièce devient introuvable pendant des mois. Puis un jour, elle apparaît enfin. Et pour le collectionneur, ce moment-là donne presque l’impression d’avoir trouvé le Saint Graal.

Une passion inattendue

Si on m’avait dit, il y a une dizaine d’années, que je développerais une passion pour des plats de cuisine vintage, je ne l’aurais probablement pas cru.

Mais c’est aussi ça, le monde des encans.

À force de voir passer des milliers d’objets, certaines catégories finissent par nous accrocher plus que d’autres.

Et honnêtement, je pense que c’est ce qui rend cet univers aussi intéressant. Derrière des objets qui semblent banals au premier regard se cachent souvent des histoires, des souvenirs, des détails de fabrication et parfois même de véritables communautés de passionnés.

Aujourd’hui, ma collection continue de s’agrandir. Il me manque encore plusieurs morceaux, mais ça fait partie du plaisir. D’ailleurs, ma fête approche. Si quelqu’un a un ensemble Fridgie Autumn Harvest…

Comment fonctionnent les encans en ligne : guide complet pour débutants

Les encans en ligne gagnent en popularité, autant auprès des acheteurs que des vendeurs. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, leur fonctionnement est simple, structuré et accessible, même pour quelqu’un qui n’a jamais participé à une enchère.

Dans cet article, nous expliquons clairement comment fonctionnent les encans en ligne, étape par étape, afin que vous puissiez miser en toute confiance.

S’inscrire pour pouvoir miser

Avant de participer à un encan en ligne, il faut d’abord créer un compte d’enchérisseur. Cette étape permet d’identifier les participants et d’assurer que les mises sont valides, comme dans un encan traditionnel.

La création du profil se fait en quelques étapes, directement sur la plateforme d’enchères. Elle est gratuite et ne vous engage à rien tant que vous ne remportez pas un lot.

Une fois votre profil créé, vous devrez ensuite vous inscrire à chaque encan auquel vous souhaitez participer. À cette étape, vous devrez sélectionner votre mode de réception des articles, soit le retrait sur place ou la livraison. Vous devrez également lire et accepter les termes et conditions de la vente afin de compléter votre inscription à l’encan.

On sait que peu de gens prennent réellement le temps de lire les termes et conditions. Pourtant, elles demeurent essentielles : elles expliquent le fonctionnement de l’encan, les frais applicables ainsi que les règles à respecter.

sélection du mode de livraison lors de l’inscription à un encan, option retrait sur place ou livraison
Sélection entre retrait sur place ou livraison lors de l’inscription à l’encan.
lecture et acceptation des termes et conditions lors de l’inscription à un encan
Section des termes et conditions à lire et accepter avant de compléter l’inscription.

Lors d’une première participation à nos encans en ligne, un processus téléphonique est effectué. Concrètement, vos premières mises auront la mention « en attente », le temps que nous communiquions avec vous afin de confirmer votre profil.

Pour que ce processus puisse être complété, il faut placer une première mise avant 16 h le jour de la fermeture de l’encan. Toute mise placée après cette heure sera automatiquement refusée pour cet encan.

Une fois votre profil approuvé, vous pouvez ensuite miser librement sur tous les lots qui vous intéressent.

Naviguer dans un encan et choisir ses lots

Un encan en ligne se présente sous forme de catalogue regroupant plusieurs lots. Chaque lot correspond à un objet ou à un ensemble d’objets mis en vente.

En parcourant les enchères en ligne, vous pouvez consulter les photos, lire les descriptions et suivre l’évolution du prix en temps réel. Cela permet de mieux comprendre l’intérêt des autres acheteurs pour un objet et d’ajuster votre stratégie.

Les descriptions contiennent souvent des éléments importants. Prendre le temps de les lire permet d’éviter les mauvaises surprises.

La plateforme propose trois types de vues pour consulter les lots : une vue condensée, une vue en mosaïque et une vue complète.

vue condensée affichant plusieurs lots avec images et informations réduites
La vue condensée permet d’apercevoir plusieurs lots rapidement, avec un minimum d’informations affichées.
vue en mosaïque présentant les lots sous forme de grille d’images
La présentation en mosaïque met l’accent sur les images, avec une présentation en grille des lots.
vue complète affichant les lots avec image, titre et description détaillée
La vue complète permet de consulter les lots un à la suite de l’autre avec toutes les informations disponibles.

Nous recommandons la vue complète. Elle permet de voir les lots un à la suite de l’autre, avec la photo principale, le titre et la description. À l’inverse, les autres vues mettent davantage l’accent sur les images, mais n’affichent pas toutes les informations.

Rechercher des lots, suivre ses favoris et vérifier l’expédition

Une fonction de recherche (loupe) est également disponible. Elle permet de trouver rapidement des lots à partir de mots-clés, par exemple « monnaie », « religion » ou tout autre terme précis.

Vous pouvez aussi suivre les lots qui vous intéressent en cliquant sur la petite étoile à côté de ceux-ci : elle deviendra alors noire. Vos lots favoris seront ensuite accessibles en tout temps dans la « liste de surveillance », située dans le menu en haut de la page.

Certains lots sont également admissibles à l’expédition. Lorsqu’un camion bleu avec la mention « Expédition Disponible » apparaît sur un lot, cela signifie que nous acceptons de l’expédier. À l’inverse, une mention « Retrait local uniquement » indique que le lot doit être récupéré sur place. Avant de miser, il est donc important de toujours vérifier cette information, puisque certains objets fragiles, lourds ou volumineux ne peuvent pas être envoyés par la poste.

Fonction de recherche, favoris et options d’expédition dans un encan en ligne
Les encadrés verts montrent la barre de recherche, les icônes permettant de suivre un lot dans les favoris ainsi que les indications précisant si un article peut être expédié ou doit être récupéré sur place.

Placer une mise dans un encan en ligne

Pour enchérir, il suffit d’entrer un montant et de confirmer votre mise. Si personne ne vous dépasse, vous devenez le plus haut enchérisseur.

Dans nos encans, les mises commencent à 6 $. Les incréments sont ensuite définis par paliers : de 6 $ à 10 $, les mises augmentent de 1 $ ; de 10 $ à 50 $, elles augmentent de 2 $ ; de 50 $ à 100 $, elles augmentent de 5 $, et ainsi de suite.

Ces incréments sont établis à l’avance afin d’assurer un déroulement structuré et cohérent des enchères.

Une fois que vous cliquez pour miser, une fenêtre de confirmation s’affiche. Vous devez confirmer votre mise avant son enregistrement.

Par défaut, le système vous propose le prochain incrément correspondant au niveau actuel des enchères.

confirmer une mise dans un encan en ligne, étape de confirmation de l’enchère
Écran montrant la confirmation d’une mise avant validation dans l’encan.

Attention, chaque mise que vous placez est finale et ne peut pas être retirée. Il est donc important de bien lire les descriptions, de regarder toutes les photos et de faire vos recherches au besoin avant d’enchérir.

Comprendre la mise automatique (mise maximale)

Les encans en ligne utilisent un système de mise maximale, aussi appelé enchère automatique.

Vous pouvez entrer un montant maximum que vous êtes prêt à payer directement dans la fenêtre de confirmation. Il est également possible d’augmenter le montant à l’aide du bouton « + ».

Ainsi, si un autre participant place une enchère, la plateforme surenchérira automatiquement pour vous, en respectant les incréments, jusqu’à atteindre cette limite.

Si vous placez une mise et qu’elle est immédiatement dépassée, cela signifie que vous êtes en concurrence avec un autre enchérisseur ayant déjà enregistré une mise maximale, comme expliqué ci-dessus. Vous pouvez alors décider de continuer à enchérir pour tenter de dépasser sa limite, ou de vous arrêter.

Nous entendons très souvent : « j’ai manqué l’encan et quelqu’un m’a dépassé d’une seule mise… ».

Utiliser la mise maximale permet d’éviter ce genre de scénario. Même en cas d’oubli, de problème de connexion ou d’imprévu, le système maintient votre position jusqu’au montant que vous avez fixé.

Cette fonctionnalité permet de rester compétitif sans surveiller constamment l’encan, tout en gardant le contrôle sur le prix que vous êtes prêt à payer.

Qu’est-ce qu’un prix de réserve ?

Dans certains cas, un vendeur peut associer un prix de réserve à un lot.

Le vendeur fixe ce prix comme seuil minimum de vente. Si les enchères n’atteignent pas ce montant, le lot ne se vend pas, même si des participants ont placé des mises.

Lorsqu’un lot comporte un prix de réserve, une mention apparaît directement sur sa fiche. Un encadré rouge « Réservation non rencontrée » signifie que le prix demandé par le vendeur n’a pas encore été atteint. À l’inverse, un encadré vert « Réservation rencontrée » indique que le prix minimum fixé par le vendeur a été atteint et que le lot sera vendu au plus haut enchérisseur.

Prix de réserve non atteint dans un encan en ligne avec mention réservation non rencontrée
Le lot reçoit des mises, mais le seuil minimum demandé par le vendeur n’a pas encore été atteint.
Prix de réserve atteint dans un encan en ligne avec mention réservation rencontrée
Une fois le seuil fixé par le vendeur dépassé, le système vendra le lot au plus haut enchérisseur lors de la fermeture.

Dans nos encans, quand nous utilisons des prix de réserve, ceux-ci débutent à 30 $.

Si un lot affiché avec une réserve vous intéresse, vous pouvez nous contacter par téléphone ou par courriel afin de connaître le montant de cette dernière.

La fermeture douce des enchères

Nos encans se terminent le dimanche soir, à partir de 19 h, et fonctionnent, comme la plupart des encans en ligne, avec un système appelé fermeture douce.

Ce fonctionnement signifie que lorsqu’un participant place une mise dans les dernières minutes, le système prolonge automatiquement le temps restant. Dans le cadre de nos encans, dès qu’il reste 2 minutes ou moins à un lot, chaque nouvelle mise ajoute 2 minutes supplémentaires au chronomètre.

Un lot se termine uniquement lorsqu’aucun soumissionnaire ne place de nouvelle mise pendant cette période. Tant que des participants continuent de miser, le temps se prolonge. Et quand le chronomètre atteint finalement zéro sans qu’aucune nouvelle mise ne soit enregistrée, le marteau tombe et l’adjudication a lieu au profit du plus haut enchérisseur.

Environ 30 minutes avant la fermeture, l’interface du site passe en mode « vue en temps réel » (aussi appelée ring). Le système y affiche les prochains lots à se terminer, avec des miniatures, dans l’ordre de fermeture. Des sons de cloche accompagnent chaque nouvelle mise, ce qui crée une ambiance plus dynamique et ludique.

interface de fermeture d’un encan en ligne en mode ring avec lots affichés en ordre de fermeture et minuteries actives
Les prochains lots à se terminer apparaissent avec leur temps restant, permettant de suivre le rythme des enchères en direct.

Le plus gros de l’activité a lieu pendant la fermeture. Nous vous recommandons donc de suivre l’encan en temps réel le dimanche soir.

Pour plusieurs participants, c’est devenu un véritable rendez-vous virtuel.

Paiement et récupération

Le soir de la fermeture, une fois l’encan complété, nous vous envoyons un courriel contenant votre facture.

Si vous participez pour la première fois, ce courriel peut se retrouver dans vos courriers indésirables.

Le prix final inclut un frais d’acheteur (buyer’s premium) de 16 %. Nous offrons un rabais pour les paiements en argent comptant, ce qui réduit ce frais à 13 %. Les taxes applicables s’ajoutent également.

Vous pouvez ensuite récupérer les articles sur place ou demander leur expédition.

Nous accordons une période de deux semaines pour la récupération. Vous devez respecter cette fenêtre d’acquisition. En cas de retard, un frais d’entreposage hebdomadaire s’applique. Pour en savoir davantage, consultez notre blogue « Les frais de retard dans nos encans ».

Nos heures d’ouverture pour la récupération des articles sont les suivantes : du lundi au mercredi, nous sommes fermés ; le jeudi de 12 h à 19 h ; le vendredi de 11 h à 19 h ; ainsi que le samedi et le dimanche de 9 h à 17 h.

Conclusion

Les encans en ligne sont simples à comprendre une fois les bases maîtrisées.

Leur fonctionnement repose sur des règles claires qui assurent une expérience structurée et équitable.

Que vous soyez curieux ou prêt à participer, vous pouvez dès maintenant consulter nos encans en cours et vous inscrire pour ne rien manquer des prochaines ventes.

Nous mettons en ligne un nouvel encan chaque semaine. Restez donc à l’affût pour découvrir régulièrement de nouveaux lots.

Pour aller plus loin ou répondre à des questions plus spécifiques, vous pouvez également consulter notre foire aux questions.

Faits intéressants sur les bijoux vintage qu’on croise souvent dans nos encans

On voit passer une grande quantité de bijoux vintage dans nos encans, semaine après semaine. Derrière ces pièces se cachent souvent des histoires, des liens entre compagnies et des détails de fabrication qu’on ne remarque pas nécessairement au premier coup d’œil.

On trouvait donc intéressant de prendre un peu de recul et de regrouper ici quelques faits sur des marques ou styles que l’on croise régulièrement, ainsi que des éléments pour mieux comprendre leur contexte, leurs particularités et ce qui les distingue.

Le monde des bijoux fantaisie vintage s’inscrit justement dans un contexte bien précis. Après la crise de 1929, on cesse de percevoir ce type de bijou uniquement comme un substitut au luxe, et on l’adopte progressivement comme une alternative à part entière. Pendant les années 1940, les contraintes liées à la guerre amènent plusieurs fabricants à adapter leurs matériaux et leurs méthodes de production. Par la suite, l’influence du cinéma et de la mode contribue à faire du bijou fantaisie un véritable produit de style, largement diffusé.

Coro, Corocraft et Vendôme : une même origine

Fondée en 1901 et active jusqu’en 1979, Coro a été l’un des premiers fabricants à industrialiser le bijou fantaisie à très grande échelle. L’entreprise produisait donc en quantité importante, avec des installations dans plusieurs pays, dont le Canada, ce qui explique la présence fréquente de ses pièces sur le marché nord-américain.

L’entreprise ne se limitait pas à une seule ligne. Corocraft représentait une gamme supérieure, tandis que Vendôme, introduite dans les années 1940, visait un marché encore plus raffiné et se retrouvait souvent dans des points de vente plus prestigieux. Cette segmentation permettait d’occuper plusieurs niveaux de marché tout en conservant une identité distincte selon la ligne.

Coro a également développé plusieurs brevets techniques, notamment pour des systèmes de fixation comme les broches et les clips, contribuant à standardiser certains éléments encore utilisés aujourd’hui.

Ensemble Coro noir avec cristaux, bracelet et boucles d’oreilles, exemple de bijoux vintage dans nos encans
Ensemble Coro noir avec cristaux, broche ainsi que boucles d’oreilles, exemple de production typique de la marque.
Ensemble Coro orange, bracelet et boucles d’oreilles, bijou vintage
Bracelet et boucles d’oreilles Coro orange, illustrant la variété de styles et de couleurs de la marque.
Ensemble Vendôme collier et boucles d’oreilles avec pierres vertes, exemple de bijoux vintage dans nos encans
Ensemble Vendôme, ligne plus haut de gamme associée à Coro.

Sherman, Senator et Continental : un écosystème montréalais

Au Canada, et particulièrement à Montréal, Sherman (1947–1981) et Continental (environ 1943–1997) occupent une place importante. Dans les années 1950, Montréal constituait un centre significatif du bijou fantaisie en Amérique du Nord, au même titre que New York ou Chicago.

Sherman se distingue par l’utilisation de cristaux Swarovski autrichiens, souvent montés en grande quantité et à la main. Cette densité de pierres contribue à l’aspect lumineux des pièces et à leur présence visuelle. L’entreprise a également participé à la popularisation du fini Aurora Borealis, un traitement irisé appliqué aux pierres dans les années 1950 en collaboration avec la maison Dior.

Au-delà des pierres, Sherman utilisait généralement des alliages métalliques robustes, recouverts de plusieurs couches de placage (souvent au rhodium ou à l’or), ce qui contribue à la durabilité des pièces. Cette qualité de montage explique donc en partie pourquoi un grand nombre de bijoux Sherman sont encore aujourd’hui en très bon état.

Les créations Sherman sont souvent reconnaissables par leurs combinaisons de couleurs complexes et leur effet tridimensionnel. Plusieurs modèles étaient produits en séries limitées, ce qui rend difficile la répétition exacte d’une même pièce. La compagnie offrait par ailleurs un service de réparation sans condition, même plusieurs années après l’achat.

Ensemble Sherman broche et boucles d’oreilles rose et violet avec cristaux, exemple de bijoux vintage dans nos encans
Ensemble Sherman rose et violet avec cristaux, exemple de composition et de montage détaillé.
Ensemble Sherman broche et boucles d’oreilles bleu et vert avec cristaux Aurora Borealis, exemple de bijoux vintage dans nos encans
Ensemble Sherman avec broche ainsi que boucles d’oreilles, avec cristaux Aurora Borealis, illustrant l’effet irisé caractéristique de ce fini.
Bracelet Sherman large multirang avec cristaux Aurora Borealis, exemple de bijoux vintage dans nos encans
Bracelet Sherman multirang avec cristaux, exemple de montage dense et de finition soignée.

Senator et Continental : lignes et variations

Sherman est également associée à la ligne Senator, destinée à une clientèle masculine, avec des objets comme des boutons de manchette, des pinces à cravate et des épinglettes. Cette coexistence de lignes pour hommes et pour femmes demeure relativement rare dans le bijou fantaisie de l’époque.

Boutons de manchette Sherman Senator avec cristaux, présentés dans une boîte Dante, exemple de bijoux vintage dans nos encans
Boutons de manchette Senator / Sherman, avec cristaux, exemple de style classique associé à la ligne masculine.
Ensemble Sherman Senator boutons de manchette et épingle à cravate avec pierre bleue, exemple de bijoux vintage dans nos encans
Ensemble Senator / Sherman avec pierre bleue, illustrant une approche plus distinctive dans cette collection.

Continental évoluait dans un marché similaire et utilisait elle aussi des pierres de qualité. Active dans le même écosystème montréalais que d’autres fabricants de l’époque, la marque proposait généralement des pièces plus accessibles, avec des montages souvent plus simples et des compositions plus classiques. On observe ainsi des différences subtiles dans la finition et une variabilité d’un modèle à l’autre, reflétant une production davantage orientée vers le volume que vers le haut de gamme.

Ensemble Continental broche et boucles d’oreilles en forme de feuilles vertes avec effet irisé, exemple de bijoux vintage dans nos encans
Ensemble Continental au motif de feuilles, avec pierres et éléments aux reflets irisés verts et multicolores.
Ensemble Continental broche et boucles d’oreilles bleu irisé avec cabochons, exemple de bijoux vintage dans nos encans
Broche ainsi que boucles d’oreilles Continental, avec cabochons irisés, mettant en valeur un style plus structuré et lumineux.
Ensemble Continental broche et boucles d’oreilles rose et violet avec pierres facettées, exemple de bijoux vintage dans nos encans
Ensemble Continental aux teintes rose et violet, avec un montage classique mettant en valeur les contrastes de couleurs.

Marcel Boucher et l’influence Marboux

Le designer Marcel Boucher est à l’origine de la marque Marboux, fondée dans les années 1930. Avant de lancer sa propre entreprise, Boucher a travaillé pour Cartier, ce qui a influencé son approche.

Ses créations se distinguent par des formes plus sculpturales et un travail souvent plus détaillé que la moyenne des bijoux fantaisie. Cette influence s’est diffusée dans l’industrie nord-américaine.

Les bijoux signés « Boucher » font directement référence à Marcel Boucher lui-même, cette signature étant la plus couramment utilisée sur ses pièces. On retrouve également, sur plusieurs modèles, une numérotation associée, permettant aujourd’hui d’identifier plus précisément certaines créations et leur période de production.

Ensemble Boucher broche et boucles d’oreilles dorées texturées, bijou vintage vu en encan
Ensemble Boucher au design texturé et organique, avec broche ainsi que boucles d’oreilles assorties.
Collier Boucher doré multi-chaînes avec pendentif et pampilles, exemple de bijoux vintage dans nos encans
Collier Boucher à multiples chaînes, avec un motif central et des éléments pendants décoratifs.
Deux broches Boucher dorées avec pierres et lignes graphiques, bijoux vintage vus en encan
Deux broches Boucher au design graphique, combinant métal doré et pierres décoratives.

Marques canadiennes et savoir-faire local

Certaines marques canadiennes ou québécoises présentent des caractéristiques distinctives liées à un contexte de production local, particulièrement actif à Montréal au milieu du 20e siècle.

Keyes, associée à la compagnie Keyes Jewellers Mfg Ltd, est une marque de bijou fantaisie produite à Montréal, principalement entre la fin des années 1950 et les années 1990. Ses créations utilisent généralement des alliages métalliques recouverts de placage (or ou argent), ainsi que des pierres de type rhinestones, des cristaux, des perles simulées ou encore de l’émail.

Les pièces sont habituellement signées « Keyes », souvent dans un cartouche ovale, et témoignent d’une production structurée, avec un souci de qualité dans l’assemblage et les matériaux utilisés.

Dans la pratique, les bijoux Keyes que l’on observe présentent souvent des caractéristiques comparables à celles d’autres fabricants montréalais de la même période, notamment dans l’utilisation de pierres, les combinaisons de couleurs et la qualité des montages, ce qui les inscrit clairement dans le même écosystème régional.

broche et boucles d’oreilles Keyes en cristaux irisés, motif éclaté
Ensemble Keyes aux cristaux multicolores avec montage ajouré et composition rayonnante.
broche et boucles d’oreilles Keyes en cristaux irisés, motif ajouré
Broche ainsi que boucles d’oreilles Keyes avec cristaux irisés.

Une approche plus artistique : de Passillé-Sylvestre

Dans un registre différent, certaines productions québécoises s’éloignent des standards du bijou fantaisie industriel.

La maison de Passillé-Sylvestre se distingue par son travail en émail sur cuivre. Cette technique consiste à fusionner du verre coloré sur une surface métallique, produisant ainsi des couleurs vives et des finis lisses.

Le duo formé de Micheline de Passillé et Yves Sylvestre est actif principalement dans les années 1960 et 1970. Leur production s’inscrit dans le mouvement des métiers d’art québécois, avec une approche à la fois artistique et technique, où les deux créateurs conçoivent, cuisent, finissent et appliquent l’émail de manière complémentaire.

Leur travail a connu une diffusion importante, incluant des commandes officielles et une présence dans des collections muséales, ce qui les distingue d’une production strictement commerciale.

boutons de manchette Passillé-Sylvestre, chat stylisé en émail, bijou vintage vu en encan
Boutons de manchette en émail représentant un chat stylisé, design typique de Passillé-Sylvestre.
médaillon Passillé-Sylvestre, couple sous parapluie en émail, bijou vintage vu en encan
Médaillon en émail représentant un couple sous un parapluie, scène figurative colorée signée de Passillé-Sylvestre.
broche Passillé-Sylvestre, fleur stylisée en émail, bijou vintage vu en encan
Broche de Passillé-Sylvestre en émail représentant une fleur stylisée aux formes géométriques et couleurs contrastées.

Monet, Avon, Sarah Coventry et Richelieu : diffusion et modèles d’affaires

Monet, fondée en 1929 sous le nom de Monocraft, ne produisait pas initialement des bijoux, mais des monogrammes pour sacs à main. L’entreprise s’est tournée vers le bijou durant la crise économique.

Elle a contribué à populariser certaines innovations techniques, notamment des clips d’oreilles plus confortables et des fermoirs encore utilisés aujourd’hui. L’utilisation d’un triple placage métallique explique en partie la bonne conservation de nombreuses pièces.

Vente directe et diffusion à grande échelle

Avon et Sarah Coventry reposent sur un modèle de vente directe, sans passer par les circuits traditionnels de détail. Les bijoux étaient présentés lors de rencontres à domicile, souvent dans un cadre informel, ce qui contribuait à leur large diffusion.

Avon, connue à l’origine pour ses produits cosmétiques, a introduit des bijoux dans son offre à partir des années 1950. Une particularité de la marque est la diversité des objets proposés, allant des bijoux aux objets décoratifs ou thématiques.

Sarah Coventry, fondée en 1949, adopte une approche similaire, mais davantage centrée sur le bijou. Comme Avon, la marque ne fabriquait pas nécessairement ses propres pièces et faisait appel à différents manufacturiers, ce qui explique la grande variété de styles que l’on observe aujourd’hui. Ses collections, souvent nommées et renouvelées régulièrement, suivaient les tendances du moment, avec des ensembles coordonnés largement diffusés.

Ce mode de distribution, combiné à une production en volume, explique la présence encore fréquente de ces bijoux sur le marché actuel, ainsi que la variabilité que l’on peut observer d’un modèle à l’autre.

ensemble Sarah Coventry collier bracelet bague et boucles d’oreilles dorés avec cristaux
Ensemble Sarah Coventry comprenant collier, bracelet, bague et boucles d’oreilles, avec éléments dorés et incrustations de cristaux.
ensemble Sarah Coventry bracelet et boucles d’oreilles argentés avec cristaux, motif de feuilles
Bracelet ainsi que boucles d’oreilles Sarah Coventry argentés à motif de feuilles serties de cristaux.
ensemble Sarah Coventry bracelet et bague dorés avec pierres ambrées, bijou vintage vu en encan
Ensemble Sarah Coventry composé d’un bracelet ainsi que d’une bague avec pierres ambrées et monture dorée.

Richelieu : perles simulées et esthétique classique


Richelieu, active principalement au milieu du 20e siècle jusqu’aux années 1980, s’est spécialisée dans les colliers de perles simulées, en s’inspirant des codes classiques européens. La marque est particulièrement reconnue pour la qualité de ses imitations de perles, souvent réalisées avec des techniques de superposition de couches donnant un lustre proche des perles naturelles.

Ses créations visaient généralement un usage plus formel, avec des colliers simples ou à plusieurs rangs, des bracelets assortis et des ensembles coordonnés. Contrairement à d’autres fabricants davantage axés sur les effets visuels ou les pierres, Richelieu misait sur une esthétique plus sobre et intemporelle, ce qui explique la présence encore fréquente de ses pièces en bon état aujourd’hui.

collier Richelieu en perles baroques blanches avec fermoir doré
Collier Richelieu composé de perles baroques blanches avec fermoir décoratif doré.
ensemble Richelieu collier et boucles d’oreilles en perles avec coffret
Ensemble Richelieu comprenant collier et boucles d’oreilles en perles, avec fermoir décoratif et coffret assorti.

Argent alpaca et mention « Mexico » : comprendre les marquages

Les mentions « alpaca » ou « Mexico » apparaissent fréquemment sur les bijoux et peuvent prêter à confusion.

L’« argent alpaca » (aussi appelé maillechort ou nickel silver) est un alliage composé principalement de cuivre, de zinc et de nickel. Malgré son apparence, il ne contient pas d’argent. Ce matériau est utilisé pour sa résistance, sa couleur proche de l’argent et son coût plus abordable, ce qui en a fait une base courante pour le bijou fantaisie ou semi-artisanal.

La mention « Mexico » renvoie quant à elle à une origine géographique. Elle indique que la pièce a été fabriquée au Mexique, un pays reconnu pour sa production de bijoux, notamment en argent, mais aussi en alliages et en pièces plaquées.

On retrouve ainsi des bijoux marqués « Mexico » qui peuvent être en argent sterling (.925), mais aussi d’autres réalisés en alpaca ou dans différents alliages. Ces pièces sont souvent associées à des éléments décoratifs comme des incrustations de nacre ou d’autres matériaux aux reflets irisés, ce qui contribue donc à leur apparence distinctive.

Dans la pratique, ces bijoux couvrent un large éventail de styles, allant de productions artisanales à des objets plus commerciaux, ce qui explique la variabilité que l’on observe d’un lot à l’autre.

broche marquée Mexico avec incrustation de nacre aux reflets irisés, personnage stylisé
Broche marquée Mexico avec incrustation de nacre aux reflets irisés et motif stylisé.
dos de broche marquée Mexico avec poinçon et fermoir épingle
Dos de broche marquée Mexico, montrant le poinçon et le système de fixation.

Les camées : une tradition ancienne

Les camées sont des bijoux sculptés en relief, généralement à partir de coquillages ou de pierres. Les artisans créent le motif en creusant différentes couches du matériau, ce qui fait ressortir une image en contraste avec le fond

Les représentations les plus courantes sont des profils féminins, souvent inspirés de figures classiques ou idéalisées, mais on retrouve aussi des scènes mythologiques, des portraits ou des motifs décoratifs. Ces visages, généralement orientés de côté, sont devenus au fil du temps l’image la plus associée aux camées.

Cette technique remonte à l’Antiquité, mais a connu une forte popularité au 19e siècle, notamment à l’époque victorienne, où ces bijoux étaient largement portés et collectionnés. On en retrouve encore aujourd’hui, sous différentes formes, allant de pièces artisanales sculptées à la main à des productions plus industrielles moulées à partir de matériaux modernes.

ensemble de bijoux camées variés, broches, pendentifs et pièces décoratives de styles différents
Divers bijoux camées de styles et d’époques variés, incluant broches, pendentifs et pièces décoratives.
bracelet camée ovale avec profil de femme, monture argentée ajourée de style vintage
Bracelet camée représentant un profil féminin, monture travaillée au style classique et détaillé.
ensemble de bijoux camées, broches ovales, boucles d’oreilles et pendentifs avec portraits en relief
Ensemble de bijoux camées comprenant broches, boucles d’oreilles et pendentifs aux motifs de profils classiques.

Les bijoux damasquinés : un travail d’incrustation

Les bijoux damasquinés reposent sur une technique consistant à incruster de fins fils d’or ou d’argent dans une surface métallique plus sombre, généralement en acier. Le métal est d’abord gravé ou texturé, puis les fils précieux y sont martelés et fixés, créant un contraste visuel marqué.

Cette méthode est particulièrement associée à la ville de Tolède, en Espagne, où elle est pratiquée depuis plusieurs siècles, notamment pour la décoration d’armes et d’objets utilitaires avant d’être appliquée aux bijoux.

Les motifs sont souvent floraux, géométriques ou inspirés de traditions mauresques, avec des compositions répétitives et très détaillées. Ce type de bijou est généralement reconnaissable par son fond noir et ses motifs dorés ou argentés, qui créent un effet visuel distinctif.

On retrouve aujourd’hui des pièces allant de productions artisanales à des objets plus commerciaux, souvent destinés au marché touristique, ce qui explique les variations de qualité et de finesse d’un bijou à l’autre.

ensemble de bijoux damasquinés, broches, bracelet et pièces décoratives à motifs dorés sur fond noir
Ensemble de bijoux damasquinés présentant des motifs floraux et géométriques dorés incrustés sur fond sombre, typiques du travail inspiré de Tolède en Espagne.
ensemble de bijoux damasquinés assortis, bracelet, broche et boucles d’oreilles à motifs dorés sur fond noir
Bracelet, broche et boucles d’oreilles de style damasquiné, aux motifs fins et répétitifs sur fond sombre.

Conclusion

Comme on peut le voir, derrière des bijoux vintage qui peuvent sembler similaires au premier regard se cachent des réalités très différentes.

Certaines marques misaient sur la production à grande échelle, d’autres sur des techniques particulières, et d’autres encore sur une approche plus artisanale ou artistique. Ces différences se reflètent encore aujourd’hui dans les matériaux, la construction et le style des pièces.

Avec un peu d’attention, ces éléments deviennent rapidement reconnaissables et permettent de mieux comprendre ce que l’on a entre les mains.

La prochaine fois que vous consulterez des lots de bijoux dans nos encans, il y a de bonnes chances que certains de ces détails vous sautent plus facilement aux yeux — et que vous les regardiez autrement.

Et si vous avez des bijoux dont vous souhaitez vous départir, il nous fera plaisir de les mettre en valeur et de les vendre au plus offrant.

Les avantages de vendre dans nos encans plutôt que sur Marketplace

Vendre un objet peut sembler simple avec les outils disponibles aujourd’hui. Mais au moment de choisir entre vendre en encan ou sur Marketplace, une question se pose : quelle méthode est réellement la plus efficace… et surtout la plus rentable ?

L’encan offre une approche complètement différente, avec plusieurs avantages concrets qui expliquent pourquoi de plus en plus de vendeurs s’y tournent.

UNE VENTE À UNE DATE FIXE

Contrairement à Marketplace où les annonces peuvent rester en ligne pendant des semaines, voire des mois, un encan se termine à une date précise.

Cela crée donc un sentiment d’urgence chez les acheteurs et favorise la prise de décision. Les intéressés savent qu’ils n’ont pas de temps à perdre, ce qui augmente les chances de vente rapide.

C’est l’un des premiers avantages concrets du modèle d’encan.

UNE MISE EN CONCURRENCE RÉELLE

Sur Marketplace, le prix est souvent négocié à la baisse. Les acheteurs tentent d’obtenir un rabais, parfois sans même avoir vu l’objet.

En encan, c’est l’inverse : les acheteurs se font concurrence. Lorsqu’un item attire de l’intérêt, les enchères montent naturellement, et le prix final peut dépasser les attentes initiales.

MOINS DE GESTION ET DE PERTES DE TEMPS

Sur Marketplace, une vente implique souvent une série d’échanges et de situations frustrantes : messages multiples, négociations, questions répétitives, rendez-vous manqués, ou encore des acheteurs indécis qui disparaissent sans donner de nouvelles.

Ce type de “niaisage” fait donc partie du processus et peut rapidement devenir lourd à gérer.

En encan, le processus est structuré et défini à l’avance : conditions de vente, frais applicables, modalités de paiement et de ramassage (tous les détails sont disponibles dans notre foire aux questions). Contrairement à Marketplace, où chaque transaction peut être différente et parfois imprévisible, tout est encadré.

Une fois l’objet en ligne, les mises se font automatiquement et la vente se conclut sans échanges inutiles.

Cela réduit ainsi les malentendus, élimine les imprévus et simplifie considérablement l’expérience pour le vendeur.

MOINS D’INCONNUS À GÉRER

Vendre sur Marketplace implique souvent de recevoir des inconnus chez soi ou de se déplacer pour des rencontres, avec tout ce que cela comporte : gestion des horaires, incertitude sur les acheteurs, et parfois un certain inconfort.

En encan, tout se fait dans un cadre organisé. Les transactions et les remises d’items sont centralisées, ce qui élimine ces contraintes.

UNE MEILLEURE PRÉSENTATION DES OBJETS

Sur Marketplace, la qualité des photos varie énormément. On voit souvent des images floues, mal éclairées, ou prises rapidement, parfois avec des éléments indésirables en arrière-plan ou en reflet.

Un autre problème fréquent concerne les descriptions. Elles peuvent être approximatives, négligées, parfois même carrément illisibles ou difficiles à comprendre, ce qui nuit directement à l’intérêt des acheteurs. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que plusieurs annonces se retrouvent dans des contenus humoristiques comme ceux d’Infoman ou de Pierre-Luc Pomerleau.

Nous sommes conscients que ces deux problèmes sont aussi présents chez certaines maisons d’enchères. Mais chez nous, nous les prenons très au sérieux. La qualité des photos et des descriptions, c’est carrément l’image de notre entreprise.

Nous rédigeons des descriptions claires, précises, pertinentes et structurées, dans un français soigné, afin d’informer efficacement les acheteurs et de mettre chaque objet en valeur.

Pour les photos, nous utilisons des installations professionnelles avec des environnements de prise de vue entièrement contrôlés. Nous photographions les objets sur des surfaces blanches antireflet, avec des fonds blancs ou noirs, selon la couleur des objets, ainsi que des côtés adaptés afin d’éliminer toute distraction visuelle.

L’éclairage est réfléchi plutôt que direct : des sources lumineuses sont positionnées autour et sous les surfaces, puis dirigées vers des panneaux blancs afin de diffuser la lumière de manière uniforme. Nous recadrons et ajustons les images au besoin, et multiplions les prises de vue pour bien représenter chaque item.

Avec ce type d’installations, les objets semblent presque flotter sur un fond uniforme. On ne voit que ce qui est à vendre, accompagné d’un objet de référence pour la taille. Aucun élément parasite ne vient distraire l’œil.

C’est ce niveau de présentation qui permet aux acheteurs de se concentrer uniquement sur l’objet… et d’en voir toute la valeur.

Voici un exemple d’une de nos installations photo, avec et sans éclairage contrôlé.

Installation photo sans flashs activés, rendu sans éclairage professionnel
Installation photo sans flashs activés.
Installation photo avec flashs activés, éclairage professionnel pour mise en valeur des objets
Installation photo avec flashs activés.

UNE MEILLEURE VISIBILITÉ CIBLÉE ET UNE PORTÉE ÉLARGIE

Un encan attire un bassin d’acheteurs actifs, déjà en mode achat. Les articles y sont présentés dans un environnement entièrement dédié à l’enchère.

Chez nous, la visibilité est amplifiée par nos courriels de rappel de fermeture d’encan, qui ramènent les acheteurs au moment le plus stratégique. Les participants reçoivent également des notifications lorsque leurs mises sont dépassées, ce qui relance l’intérêt et favorise la compétition.

Nos encans sont diffusés sur la plateforme HiBid, qui investit massivement en marketing et génère plus de 24 millions de visites ainsi que 5 millions de nouveaux visiteurs chaque mois. Cela offre donc une visibilité importante aux encans qui y sont présentés.

À cela s’ajoute notre présence active sur les réseaux sociaux, qui permet de mettre en valeur certains lots et de maintenir l’intérêt jusqu’à la fermeture.

En encan, les ventes ne sont pas limitées à une seule région. Grâce à l’expédition, les acheteurs peuvent participer de partout au Québec, ailleurs au Canada, et même à l’international.

Plus il y a d’acheteurs, plus la compétition augmente — et plus le prix final a le potentiel de monter.

POUR METTRE ÇA À L’ÉPREUVE

Pendant la rédaction de ce blogue, on s’est dit : testons ce qu’on avance.

Nous sommes donc allés sur Marketplace, sans recherche précise, simplement en faisant défiler les annonces. Nous avons choisi la première annonce mal présentée que nous avons vue, affichée sous le titre très sommaire de « chat en metal, pezan ». Il s’agissait en réalité d’une sculpture de lion gardien de temple de type Singha.

Le constat était donc simple : titre imprécis, photos peu nombreuses et de faible qualité.

L’objet était affiché à 15 $. Nous avons contacté le vendeur et, après une courte négociation, conclu l’achat à 10 $.

Nous avons ensuite remis la sculpture en vente dans nos encans, avec des photos professionnelles et une description adéquate.

Résultat : la pièce s’est vendue 100 $.

Sans changer l’objet. Seulement la façon de le présenter.

Vendre en encan vs Marketplace : annonce Marketplace mal présentée avec photos de faible qualité
Sculpture affichée 15 $ sur Marketplace, achetée 10 $.
Même objet présenté en encan avec photos professionnelles et description claire
Revendue 100 $ dans nos encans.

EN RÉSUMÉ

Vendre en encan permet de bénéficier d’un processus structuré, d’une visibilité accrue et d’une mise en concurrence réelle entre acheteurs.

Alors que Marketplace repose souvent sur la négociation, les délais et les imprévus, l’encan fonctionne sur l’intérêt, le timing et la demande.

Dans bien des cas, la différence ne se joue pas sur l’objet.

Elle se joue sur la façon dont il est présenté… et sur le nombre d’acheteurs qu’il rejoint.

C’est exactement cette approche que nous appliquons chaque semaine, lot après lot, pour maximiser les résultats de nos vendeurs.

Les objets qui se vendent le mieux en encan (et pourquoi)

On nous demande souvent quels objets se vendent le mieux en encan. La réponse n’est pas toujours évidente, mais avec l’expérience, certaines tendances ressortent clairement.

Voici quelques catégories qui fonctionnent particulièrement bien.

Les bijoux et les montres

Les bijoux en or ou en argent ont toujours une très bonne valeur et attirent rapidement les enchères. Lorsqu’on parle de pièces signées ou de marques reconnues, comme Sherman, Vendôme, Coro ou Continental, pour ne nommer que celles-là, l’intérêt est encore plus élevé.

Les montres, particulièrement les modèles vintage et les montres de poche, suscitent aussi beaucoup d’intérêt. Nous les affichons souvent comme non testées, mais lorsqu’un vendeur sait qu’une montre est fonctionnelle, c’est toujours un avantage de le mentionner.

Les bijoux fantaisie peuvent se vendre, mais ils performent souvent mieux lorsqu’ils sont regroupés en lots. Par exemple, un lot en vrac (plusieurs livres de bijoux) attire facilement les acheteurs. Ce type de lot offre un côté “chasse au trésor” : les gens aiment les trier et espèrent y trouver des pièces intéressantes ou sous-estimées.

Voici quelques exemples récents :

Quels objets se vendent le mieux en encan
Lot de broches, vendu 290 $
Quels objets se vendent le mieux en encan
Lot de bijoux, vendu 570 $
Ensemble de bijoux Sherman, vintage, vendu aux enchères
Ensemble Sherman, vendu 290 $

Ces catégories performent bien en raison d’une demande constante, de leur valeur intrinsèque — notamment pour l’or et l’argen — ainsi que de l’intérêt marqué des collectionneurs pour certaines marques. Leur format facilite également l’expédition, ce qui élargit le bassin d’acheteurs, autant au Canada qu’à l’international.

Les objets vintage et décoratifs

Les objets décoratifs anciens ou vintage (lampes, cadres, tableaux signés, etc.) trouvent souvent preneur rapidement, notamment en raison de l’effet coup de cœur qu’ils suscitent, de leur lien avec les tendances décoratives et du fait qu’il s’agit souvent de pièces uniques.

Les outils et objets pratiques

Les outils, équipements ou objets utiles au quotidien performent très bien, principalement en raison de leur utilité concrète, de la bonne valeur perçue qu’ils représentent et du fait que les acheteurs sont généralement prêts à miser rapidement pour ce type d’articles.

Les collections

Monnaies, cartes sportives ou de jeu, figurines, objets promotionnels, objets religieux, objets militaires… les collectionneurs sont toujours au rendez-vous. Avec le temps, nous avons d’ailleurs développé un bon bassin d’acheteurs pour certains créneaux, notamment les objets religieux.

Ces catégories reposent sur un marché de niche, mais très actif, où certains acheteurs recherchent des articles précis, ce qui entraîne souvent une forte compétition entre collectionneurs.

Voici quelques exemples récents d’objets religieux ayant suscité un fort intérêt :

objet religieux, lot vendu 260 dollars en encan
Lot de crucifix, médailles et chapelets, vendu 260 $
objet religieux, lot vendu 200 dollars en encan
Chapelets et médailles religieuses, vendus 200 $

Regrouper plutôt que disperser

Plusieurs vendeurs nous demandent parfois de répartir des objets similaires sur plusieurs encans. En pratique, c’est une erreur.

L’expérience démontre que lorsqu’il y a seulement quelques articles d’une même catégorie dans un encan, ils passent souvent plus inaperçus et peuvent se vendre à plus bas prix.

À l’inverse, lorsqu’un encan regroupe une quantité importante d’objets similaires, les acheteurs ciblés sont beaucoup plus présents. Les collectionneurs ne veulent pas manquer ce type d’encan, et cela attire aussi des acheteurs de plus loin.

Ces acheteurs espèrent souvent repartir avec plusieurs lots, ce qui rend le déplacement plus rentable. La même logique s’applique pour l’expédition : il est plus intéressant de faire livrer plusieurs gains que seulement un.

Le timing et les objets saisonniers

Le moment où un objet passe en encan peut aussi faire une différence importante.

Certains articles se vendent bien en encan toute l’année, mais performent beaucoup mieux à des périodes précises. Par exemple, les articles de Noël trouvent preneur en tout temps, mais génèrent généralement plus d’intérêt — et de meilleures enchères — dans les deux à trois mois précédant les Fêtes.

Même principe pour plusieurs catégories : le bon objet, au bon moment, peut faire toute la différence.

L’effet de nouveauté

Un facteur souvent sous-estimé : la nouveauté.

Lorsqu’un objet inusité apparaît pour la première fois en encan, il peut susciter beaucoup d’intérêt et atteindre un prix plus élevé. Il y a plus de curiosité, plus de compétition, et une certaine rareté perçue.

Par la suite, les vendeurs voient ce type de résultat et commencent à apporter des objets similaires qui étaient restés de côté. L’offre augmente. À ce moment-là, les prix ont tendance à se stabiliser, voire diminuer, notamment parce que les acheteurs intéressés en ont déjà acquis un, que la rareté est moins marquée et que les enchères deviennent moins compétitives.

Un bon exemple : une sculpture représentant un doigt d’honneur est passée en encan et s’est vendue 110 $. Peu de temps après, une autre très similaire a été mise en vente, mais cette fois-ci, elle s’est vendue 18 $.


sculpture doigt honneur vendue en encan premiere apparition
Encan EDL207, vendue 110 $
sculpture doigt honneur vendue en encan deuxieme apparition
Encan EDL214, vendue 18 $

Ce qui fait la différence

Peu importe la catégorie, certains facteurs influencent beaucoup le résultat, notamment la présentation, la demande du moment, la visibilité de l’encan et, bien sûr, l’intérêt des enchérisseurs.

Il ne faut pas oublier qu’un encan est une vente à une date fixe, au plus offrant. Contrairement à une vente traditionnelle, le prix n’est pas déterminé à l’avance : il dépend entièrement de l’intérêt des enchérisseurs au moment précis de la fermeture.

Dans la pratique, cela signifie qu’un article doit susciter l’intérêt d’au moins deux personnes prêtes à miser. Sans compétition, même un bon objet peut se vendre à bas prix. À l’inverse, dès qu’il y a plusieurs acheteurs motivés, les enchères peuvent rapidement monter.

C’est donc moins une question de valeur théorique que d’intérêt réel, au bon moment.

En résumé

Il n’y a pas de formule magique, mais certains types d’objets attirent naturellement plus d’attention et génèrent plus d’enchères.

Et parfois, c’est simplement une question de timing.

Sur notre site, une section présente une liste des articles qui se vendent bien en encan; vous pouvez la consulter pour mieux orienter vos choix.

Si vous avez des objets qui pourraient correspondre à ces catégories, il y a de bonnes chances qu’ils suscitent de l’intérêt.

Acheter des entrepôts abandonnés : rentable ou risqué ?

Acheter un entrepôt abandonné, c’est un peu comme acheter à l’aveugle…

On retrouve toutes sortes de vendeurs chez nous. Certains sont antiquaires, d’autres brocanteurs, et plusieurs sont simplement des particuliers qui souhaitent faire du ménage ou vendre quelques objets.

Pour certains, il s’agit d’un loisir, pour d’autres d’un revenu d’appoint, et pour quelques-uns, c’est leur principale source de revenus.

Parmi ces derniers, on retrouve un profil bien particulier : ceux qui achètent des entrepôts abandonnés — souvent appelés lockers — pour ensuite revendre leurs trouvailles, individuellement, dans nos encans.

En quoi ça consiste exactement ?

Le principe repose sur des espaces d’entreposage dont le loyer n’a pas été payé. Les propriétaires de ces installations procèdent alors à la mise en vente du contenu afin de récupérer leurs pertes, plutôt que de gérer eux-mêmes les biens laissés sur place.

Ces ventes sont généralement proposées sur des plateformes spécialisées. Le concept est d’ailleurs bien connu du grand public, notamment à travers des émissions comme Storage Wars, où des acheteurs misent sur des entrepôts sans en connaître le contenu exact.

Chaque unité est présentée avec seulement quelques photos, prises directement à l’ouverture de la porte, sans que le contenu ne soit manipulé ni inspecté en profondeur.

Exemples de photos utilisées lors de la mise en vente d’unités d’entreposage

exemple de locker entrepot abandonné contenu visible
Vue générale d’un entrepôt.
contenu entrepôt abandonné difficile a distinguer photo floue
Contenu difficile à distinguer / photo floue.

Il en résulte des annonces très sommaires, souvent limitées à trois ou quatre images, parfois floues ou prises à distance. L’acheteur ne peut donc pas savoir précisément ce qui se trouve à l’intérieur.

Ce type d’encan repose ainsi en grande partie sur l’interprétation… et sur une certaine prise de risque. Dans les faits, cela devient presque un jeu : zoomer sur les photos, analyser chaque détail, tenter de reconnaître une forme, une boîte, une texture, et essayer d’y déceler des objets intéressants que d’autres n’auront peut-être pas remarqués.

Les avantages : pourquoi certains en font un mode de vie

Malgré cette incertitude, plusieurs y voient une réelle opportunité. Pour certains, acheter un entrepôt abandonné devient une approche intéressante pour trouver des objets à revendre.

Il arrive que des trouvailles intéressantes se cachent derrière ces portes fermées. Certains de nos vendeurs ont déjà découvert des bijoux en or, des collections complètes de vinyles et même une boîte contenant des montres de luxe. D’autres ont mis la main sur des ensembles d’outils professionnels, des figurines scellées encore dans leur boîte d’origine, des instruments de musique, ou même des boîtes jamais ouvertes contenant des articles neufs.

Exemples concrets

Dans certains cas, une seule découverte peut faire toute la différence. Un vendeur a acheté un entrepôt pour 350 $, dans lequel se trouvait un ensemble de 2 chandeliers en verre soufflé Chalet, revendus 510 $ dans nos encans, couvrant à eux seuls l’achat complet, alors que le reste du contenu a généré du profit supplémentaire.

Dans un autre cas, une unité achetée 490 $ contenait, au fond d’une boîte, un petit paquet de cartes de hockey des années 1950. Le vendeur ne connaissait pas particulièrement ce type d’articles; nous l’avons donc conseillé et les avons réparties en 22 lots : certains regroupant 2 ou 3 cartes pour les joueurs plus discrets, et d’autres comprenant une seule carte pour des légendes comme Jacques Plante, Maurice Richard et Doug Harvey. Une carte de Jean Béliveau s’est vendue 46 $, et le tout a généré un total de 296 $ de ventes… et ce n’est pas tout : l’entrepôt contenait aussi une importante collection de consoles de jeux vidéo, qui viendra bonifier significativement le résultat.

Chandeliers en verre soufflé Chalet, vintage, vendus 510 $ en encan
Chandeliers en verre soufflé Chalet — vendus 510 $
Carte de hockey de Jean Béliveau, 1958-59, vendue 40 $ en encan
Carte de Jean Béliveau (1958-59) — vendue 46 $

Un modèle basé sur le volume

Parfois, c’est un objet inattendu — une vieille enseigne publicitaire, une lampe design ou un appareil ancien recherché — qui fait toute la différence.

L’un des éléments les plus attirants demeure l’effet de volume. Au-delà des trouvailles ponctuelles, un seul achat permet souvent d’acquérir une grande quantité d’objets à un coût relativement bas, offrant ainsi plusieurs occasions de revente et de profit.

Ce type d’activité attire souvent des profils débrouillards, capables de reconnaître rapidement la valeur d’un objet et de prendre des décisions avec peu d’information. Pour ceux qui développent cet instinct, cela peut devenir une approche rentable et structurée.

Ce modèle permet également de constituer rapidement un inventaire important, idéal pour alimenter plusieurs encans. Pour ceux qui souhaitent développer une activité de revente, cela représente un levier intéressant.

Enfin, il y a l’aspect imprévisible. Pour certains, le simple fait de ne pas savoir ce qu’ils vont découvrir fait partie intégrante de l’attrait.

Les inconvénients : la réalité derrière le concept

Ce type d’achat comporte toutefois son lot de contraintes.

Contraintes logistiques et physiques

Une fois l’unité achetée, l’acheteur doit généralement en vider l’intégralité dans un délai très court, souvent entre 24 et 48 heures, sans exception, ce qui exige une organisation rapide et efficace.

Le format de l’unité joue aussi un rôle important. Un espace de 5′ x 5′ se vide rapidement, alors qu’un 10′ x 20′ peut représenter un volume considérable à gérer en peu de temps. Il faut donc prévoir le véhicule adapté pour le transport, mais aussi l’espace nécessaire pour entreposer le contenu une fois récupéré. Certains vendeurs qui achètent régulièrement des unités d’entreposage louent eux-mêmes un espace afin de gérer leur roulement d’inventaire.

À cela s’ajoute l’aspect physique du travail : vider, manipuler et trier le contenu demande du temps, de l’énergie et, bien souvent, plusieurs personnes. Il faut également prévoir une solution pour se départir des objets indésirables ou invendables. Une partie du contenu n’aura aucune valeur, et une autre ne correspondra tout simplement pas aux types d’articles acceptés dans nos encans.

Acheter un entrepôt abandonné demande donc une certaine préparation, autant au niveau logistique que physique.

Contenu imprévisible et qualité variable

Les photos étant limitées, certaines réalités peuvent ne pas être visibles au moment de l’achat. Il arrive que des objets encombrants, comme des réfrigérateurs, des meubles brisés ou des matelas, soient présents sans avoir été clairement montrés. Dans d’autres cas, le contenu peut être beaucoup moins intéressant qu’il n’y paraissait : sacs de vêtements sans valeur, objets usés, ou même boîtes vides.

La question de la salubrité entre également en jeu, puisque certains espaces peuvent être mal entretenus, accumuler de la poussière, dégager des odeurs ou présenter des traces évidentes de présence de rongeurs… parfois plus visibles qu’on ne le souhaiterait.

Enfin, l’incertitude demeure constante, puisqu’il est tout à fait possible de tomber sur des objets de valeur comme sur des contenus sans intérêt.

Une activité à découvrir… ou à éviter ?

L’achat d’unités d’entreposage abandonnées repose sur un équilibre entre intuition, expérience et tolérance au risque.

Certaines personnes y trouvent leur compte et développent une méthode, tandis que d’autres préfèrent ne pas poursuivre après une première expérience.

Au final, chacun peut se faire sa propre idée en pesant les avantages et les inconvénients… et souvent, en en essayant quelques unités.

Et après ?

Acheter un entrepôt abandonné, c’est aussi savoir quoi faire avec ce qu’on y découvre. Lorsqu’un locker révèle des objets intéressants, encore faut-il savoir comment les mettre en valeur. Plusieurs de nos vendeurs choisissent de détailler leurs trouvailles et de les proposer à l’unité dans nos encans plutôt que de les revendre en bloc, afin d’en maximiser le potentiel.

C’est précisément là que notre expertise entre en jeu, en permettant de présenter ces objets à un large bassin d’acheteurs.

Acheter des entrepôts abandonnés, c’est accepter une part d’inconnu… mais au final, ce n’est pas seulement ce qu’on y trouve qui fait la différence, c’est ce qu’on est capable d’en faire ensuite.